Enseignement

16/10/2012 22:54

VOUS AVEZ DIT ENSEIGNEMENT ?
Dans toutes les cultures et tous les continents, l’enseignement est et restera toujours un métier noble par rapport à d’autres professions. Toutefois, s’agit-il d’un simple métier dans lequel on accomplie une fonction ou on  rend un service ? Bien sûr que non… L’acte d’enseigner va au-delà de ces exercices. En effet, enseigner c’est d’abord bien se préparer, faire des recherches, connaître, savoir, répartir, maîtriser et surtout intéresser et …dans un but précis et pour un résultat meilleur.
Si l’on revient à l’origine du terme et son étymologie, Du grec, DIDASKO signifie ENSEIGNER, tenir un discours aux autres en vue de les instruire, avoir des paroles didactiques, être un enseignant pour donner une instruction ou une correction (CORRECTIO en latin)  , faire assimiler une doctrine, expliquer ou exposer ou corriger une information…                                                                                                (https://www.enseignemoi.com)

Nous n’allons pas entrer dans les détails parce que les définitions on les connaît ?!?  Par contre, il faut attirer l’attention sur les failles «si je puis dire» de ce secteur important pour tout pays et dont plusieurs articles ont été rédigés. Sans discussion, il faut revoir le système scolaire au Maroc : programmes et démarches…

Permettez-moi de vous en parler directement même si vous êtes DEJA bien informés ; et de poser 5 bonnes questions que peut être vous vous êtes déjà posées (souvenez-vous de ce nombre 5):

1. Les programmes répondent-ils aux objectifs du pays ?
2. Les moyens sont-ils disponibles ?
3. Les compétences sont-elles généralisées ?
4. La motivation est-elle prise en considération ?
5. La conscience est-elle présente ?

Franchement et dans l’intérêt de ce précieux secteur, la réponse est NON. NON parce que c’est la réalité : 

1. Les programmes sont à revoir,
2. Les moyens sont à développer et à enrichir,
3. Les compétences sont à travailler davantage,
4. La motivation est à instaurer,
5. Et la CONSCIENCE est à réveiller «chez certaines personnes du domaine».

Cela, ne veut pas dire qu’il faut TOUT reprendre et TOUT mettre en cause car il y a une exception… Mais, améliorer et perfectionner notre enseignement, le plus possible, pour répondre aux besoins du marché d’une part ; permettre à l’apprenant de comprendre les rouages professionnels d’autre part et développer notre pays d’une tierce part.

Faut-il continuer à  se contenter du savoir et savoir-faire théorique ? Oooh que non, car il n’y a pas mieux que le savoir-faire pratique et le savoir-être. En effet, il faut construire le savoir, le confronter à la réalité (atelier et entreprise) pour appréhender le monde professionnel, évoluer et faire évoluer notre économie. 
Dans ce sens, il faut que les entreprises mettent la main dans la pâte et collaborent avec nos établissements scolaires… Des conventions sont essentielles pour faire intégrer nos jeunes étudiants facilement dans la vie active ou du moins qu’ils puissent l’approcher, la comprendre et se familiariser avec toutes ses techniques et technicités…

C’est par l’enseignement fondamental qu’il faut commencer pour une base solide et une génération linguistique, bien éveillée. Ensuite, une bonne orientation des collégiens pour un bon cap après le baccalauréat. 
Il va sans dire qu’il faut aussi penser à ceux qui n’aiment pas l’école ou qui sont limités via des programmes spéciaux.  Alors, n’est-il pas possible de programmer les choses ainsi :

ENSEIGNEMENT PRIMAIRE : 

 Education islamique
 Règles et expression écrite et orale en 3 langues «Arabe, Français, Anglais»
 Eveil artistique
 Mathématiques
 Informatique

Seront ajoutés progressivement les matières suivantes :

 Sciences naturelles et physique 
 Histoire géographie
 Projet scolaire.
Le volume horaire doit être judicieusement déterminé pour chaque matière.

ENSEIGNEMENT AU COLLEGE :
C’est une succession et un approfondissement du programme précité avec l’espagnol en plus.

ENSEIGNEMENT SECONDAIRE :
Le point le plus important à ce stade est une bonne orientation et préparation approfondie pour un bon niveau supérieur via le même projet professionnel ou d’autres réalisations.

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR :

Si le primaire constitue une base solide et que l’enseignement au niveau des cycles qui suivent est rigoureux, les difficultés et lacunes seront moindres dans le «supérieur». A ce stade, l’enseignement ne sera pas seulement basé sur l’approche par compétence, mais également une formation pratique grâce aux Entreprises qui doivent fournir un cahier des charges précis sur les fonctions et attributions professionnelles.
Pour atteindre ces objectifs, les moyens et équipements doivent être mis à la disposition du corps enseignant qui sera certainement motivé par de bonnes conditions et une formation continue… Par ailleurs, j’attire l’attention sur le cinquième et dernier point le plus important de cet article  qui n’est d’autre que LA CONSCIENCE professionnelle dans cet acte de didactos et de correctio… 
En effet,  le système d’évaluation doit être progressif et souple aussi bien en oral et écrit qu’en projet professionnel.

Je crois avoir fait le tour de l’essentiel et je sais qu’on peut toujours enrichir et améliorer cette proposition car «on  finit pas d’apprendre ». Je reste à votre disposition pour toute remarque ou ajout qui peut être utile.

                   Nezha BENMOUSSA